Entretien avec Baptiste Lecaplain

Odyssud relaie les jeunes humoristes. Baptiste Lecaplain n’a pas besoin de faire de l’humour cynique pour s’imposer comme le petit prince du stand-up. Un ton ancré dans sa génération, des confessions hilarantes, un humour positif fait d’autodérision, bref de l’Humour. Annoncé comme « le meilleur de sa génération » par Gad Elmaleh, incontournable depuis le succès de Baptiste Lecapalin se tape l’affiche, l’humoriste remonte sur scène avec l’envie de partager ses « Origines » à Odyssud à Blagnac, les 11 et 12 octobre prochains. Entretien …


Dans ce spectacle, vous enchaînez les confessions sur votre enfance. Vous vous livrez davantage dans ce spectacle ?

Quand j’ai démarré, j’avais très peur de paraître prétentieux, dès le premier spectacle, en ne parlant que de moi … Cette fois, j’ai eu très envie de parler de mes origines, je trouve que c’est bien qu’un humoriste raconte d’où il vient. Je viens d’une famille très simple, très modeste. J’avais envie de partager cela avec mon public. Quand je parle de mes parents, il y a certes des trucs un peu exagérés ... Mais, le fond est vrai. Je pense que delà où l’on vient ça se ressent à un moment donné dans son travail. Mon spectacle, c’est dire profondément et sincèrement les choses.

 

Comment vous est venue cette envie de partager votre chemin de vie sous l’angle humoristique ?

J’ai toujours été fasciné par les humoristes depuis que je suis petit. Chez ma grand-mère, je regardais beaucoup de dessins-animés, un jour j’en ai eu marre de regarder des Walt Disney, j’ai regardé des spectacles de comiques ; j’avais remarqué un truc, quand les adultes rentraient dans la pièce où je regardais les dessins-animés,  ils demandaient « Qu’est-ce que tu regardes », je répondais « Je regarde Rox et Rouky », « ah, ah c’est bien ! » et ils partaient.  Quand c’était un humoriste, ils restaient 5 à 10 mn, ils se marraient et même certains s’asseyaient et je trouvais ça fou de voir comment ça pouvait intéresser les gens, comment ça pouvait rassembler les gens.

 

Dans la vie de tous les jours,  êtes-vous naturellement un bout en train?

Non, je suis un ancien timide qui avait peur de ne pas être accepté par les gens … le rire est fédérateur. J’ai toujours été très stressé dans les ambiances de bureau ou  d’école où tout le monde est figé. Je n’étais pas pour autant le gars de la classe bout en train, j’étais très discret …  Pour moi, l’humour c’est un super moyen de détendre l’atmosphère, j’aime faire rire les gens, ça procure un plaisir énorme.  Et franchement, on peut avoir des galères dans la vie, quand je monte sur scène, je ne pense plus à rien d’autre, l’humour a un pouvoir incroyable.  

 

Quels sont les humoristes qui vous ont inspirés, quels sont vos modèles ?

Il y a Florence Foresti, en plus j’ai la chance de la connaitre dans la vie, c’est une nana super qui a une grande humilité et qui bosse beaucoup.  Alexandre Astier fait aussi des trucs formidables, c’est un mec qui bosse non-stop, qui fait qu’écrire et arrive à faire des spectacles très originaux … Il fait partie de ces gens qui m’ont dit « vas-y si tu as envie ! … tu seras beaucoup plus à l’aise avec un propos que tu as absolument envie de défendre ». Il m’a beaucoup inspiré Alexandre … Il y aussi Philippe Lelièvre que j’aime beaucoup, un grand metteur en scène de théâtre et un super comédien.

 

L’humour politisé est une tradition française, êtes-vous tentés par ce genre ?

L’humour politique ne me tente pas du tout. Ma mère commerçante dans un salon de coiffure et mon père fonctionnaire, j’ai eu l’engueulade des 35 heures pendant 15 ans à table. D’ailleurs vous verrez la première blague du spectacle, vous allez comprendre.  J’ai du mal avec le monde politique, c’est devenu avant tout des peoples et plus des politiques, il n’y a donc plus d’intérêt comique.  Ils font tellement des trucs aberrants maintenant.

 

Vous êtes connus pour votre énergie communicative sur scène, d’où vient-elle ?

J’ai toujours été quelqu’un de très énergique, très communicatif.  J’ai appris sur les planches, je n’ai jamais pris de cours de théâtre.  J’ai démarré en étant très énergique sur scène et j’ai gardé ce rythme. Je suis  adepte de la performance technique,  j’aime sortir de scène et sentir que j’ai tout donné. J’ai besoin de transpirer en sortant de scène.

 

On vous retrouve de temps en temps aux Grosses Têtes …

J’y vais de temps en temps. C’est un endroit  où j’aime aller, Laurent Ruquier est  un chef de bande absolument extraordinaire, immensément sympathique. C’est très agréable de travailler aux côtés de Laurent, malheureusement, je n’y vais pas souvent parce que j’ai beaucoup de dates de tournée et je suis sur un tournage de cinémas.

 

Connaissez-vous notre région toulousaine, avez-vous des liens ?

Toulouse, c’est la ville où j’ai joué le plus en tournée : ce sera la dixième fois avec ces dates à Odyssud.  A  chaque fois, j’ai gardé d’excellents souvenirs. J’adore le Sud-Ouest mais c’est vrai, j’ai un penchant pour Bordeaux parce que je suis un fan des Girondins de Bordeaux mais Toulouse est vraiment une ville agréable à vivre.  Et pourtant depuis ma basse-normandie, je n’ai rien à voir avec votre climat.

 

Que voulez-vous dire au public d’Odyssud ?

S’ils viennent au spectacle, ils verront un humoriste très motivé,  qui a envie de passer une bonne soirée … J’ai envie de partager des choses de ma vie,  les choses que l’on vit tous les jours, ça intéresse forcément tout le monde ; j’ai envie de raconter des choses sincères sous couvert d’absurde évidemment.  J’ai annoncé spectacle d’humour sur le programme, alors voilà, il vaut mieux que je fasse rire.

 

 

 

 

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