LaimeL

L’Amour : à travers les doutes de deux enfants …
LaimeL est une pièce de théâtre avec de croustillantes interrogations enfantines sur l’amour des grands et des petits. Découverte du spectacle … accompagné de sa jeune auteur Inès Fehner

On ouvre grands les yeux, grands les oreilles, on ne parle plus, la scène est si proche, une baignoire, un lavabo, et ce  lointain clapotis, une salle de bain sur un vieux pavé damier noir et de blanc … Nous sommes dans l’intimité du théâtre populaire plongé dans la pénombre d’un  chapiteau circassien. Et soudain … Une fille allongée, Lucie, dans une baignoire habillée en princesse, un garçon, Léon,  le chevalier entre casqué sur un balai … « Mon amour, mon doux amour … J’ai vaincu 3 dragons, 18 sorcières, un orage de gros mots, 23 ogres sanguinaires … ». Une pause, il la regarde, se penche, l’embrasse. Et c’est le fou rire assuré nourri par la salle, les enfants adorent et détestent … les baisers. Inès Fehner, 34 ans, ne s’y est pas trompée, auteur metteur en scène, elle connait bien ces réactions d’enfants, elle a des enfants. Lucie « Ca va pas ou quoi ? On avait dit pas sur la bouche, c’est dégoûtant !!! (elle crache). Et déjà les enfants de la salle en redemandent. On est à peine au début du spectacle et Inès Fenher, auteure et actrice a gagné son pari, elle a réussi à piqué la curiosité de ce public d’ enfants qui la suivront d’un bout à l’autre du spectacle sur des sujets aussi essentiels que : l’Amour chez les petits  « entre réel et imaginaire », la séparation parentale « de la tristesse à la colère (et la culpabilité …) », le genre et la norme avec un garçon  « fleur bleue  » et une fille pirate … Les phrases sont simples et puissantes et s’enchainent. « C’est ma marque de fabrique, je suis plus dans le parler que dans le littéraire », assume Inès.  Son parler est tellement vrai  qu’il nous met face à nous : « Je croyais que quand on était beau, on avait l’amour (Léon) … mais comment ils font les pas beaux alors ? (Lucie) … Lucie semble parfois prendre la main : « On va être amoureux de pleins de gens dans notre vie » (Lucie). « Oui mais si on en avait pas envie d’être amoureux de plusieurs gens » (Léon). Et les questionnements reprennent de plus belle …  « J’ai vécu ces doutes à travers mes enfants et ma propre expérience … J’ai écrit ces scènes pour eux, pour moi, pour tous les enfants et tous les parents qui sont démunis … ». Inès Fehner affirme une fois de plus son besoin de « travailler à travers des sujets universels » avec une question « Comment les enfants se positionnent-ils dans la société, comment ils peuvent en être moteur ». Pour cette ancienne étudiante en médecine, qui a abandonné la médecine pour le théâtre, elle a su rester « à l’écoute de la souffrance » du monde qui l’entoure tout en trouvant « une nouvelle façon de réagir ».

 

Et Valentin, le Léon de L. aime L.

Dans L.aime L., à 23 ans à peine, Valentin en incarnant Léon donne parfaitement la réplique à Inès qui incarne Lucie. « Je jouais au conservatoire de Toulouse … Au bout de deux ou trois  trois cafés avec Inès … on a fini par travailler ensemble ». « Au théâtre, on a besoin d’alchimie personnelle plus de que des gens photogéniques pour vivre une histoire sur scène », affirme Inès.

 

Secrets de fabrication …

 

Combien de temps pour ?

 

… travaillez  ce sujet ?

Pour triturer le sujet, j’y ai mis plusieurs mois.

 

… écrire ce texte ?

J’ai écrit le texte en un mois, quand je n’avais pas les enfants.

 

… mettre au point ce spectacle ?

Nous avons eu 6 semaines de répétition avec le metteur en scène  (François Fehner) avant de le jouer la première fois.

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