UN SPECTACLE TENDRE ET DRÔLE QUI PARLE TOUT À LA FOIS D’AMITIÉ, DE JEUNESSE ET D’APPRENTISSAGE, SUR FOND DE SCHUBERT.
Après avoir reçu un courrier mystérieux, deux anciens camarades du Conservatoire de Nice se retrouvent pour jouer la Fantaisie en Fa mineur de Schubert, un morceau qu’ils avaient étudié trente ans plus tôt. Ce rendez-vous autour d’un piano convoque bien des souvenirs et fait resurgir les émois des années adolescentes.
Il est question d’apprentissage, de choix (et de non-choix...) qui dessinent les trajectoires de vie. Mais aussi de la place de la musique et de l’art dans nos quotidiens, de la manière dont on y accède plus ou moins facilement en fonction de nos origines sociales. Un instrument, quatre mains : une pièce d’une grande sincérité, portée par deux artistes à la fois comédiens exceptionnels et pianistes vibrants.
Audio file
Description du spectacle en version audio.
Distribution
Mise en scène Jean Boillot, assisté de Stéphanie Schwartzbrod / Texte Alexandre Koutchevsky / Jeu et piano Aline Le Berre, Elios Noël / Lumière Ivan Mathis / Régie lumière Charline Dereims
Aller plus loin
Écoutez Franz Schubert : Fantaisie en fa mineur
D. 940 Clément Lefebvre et Alexandre Lory
Pourquoi ce titre et pourquoi cet interprète au centre de la pièce ?
C’est ainsi qu’on nomme une pièce pour deux pianistes sur le même piano. L’un joue la partie « prima » (le chant) et l’autre joue la partie « seconda » (la basse). Le quatre-mains, au XIXème siècle, était souvent utilisé pour donner à entendre des réductions d’œuvres pour orchestre là où il n’y avait pas d’orchestre. Mais avec le temps, c’est devenu un genre de musique à part entière.
On dit que Schubert a donné ses lettres de noblesse au quatremains. La fantaisie en Fa mineur a été composée la dernière année de la vie de Schubert et dédiée à son élève, la comtesse Caroline Esterházy, dont il était amoureux. Timide et malade, il ne s’est jamais déclaré dit-on, sauf peut- être par la dédicace de cette œuvre bouleversante. Je l’imagine jouant la seconda, côte-à-côte avec Caroline qui tient la prima et le chant, les yeux rivés sur la partition, ses doigts frôlant ceux de son élève, exultant dans une musique devenue chant d’amour et de mort.
Franz Schubert (1797-1828) est mort à 36 ans, avec une œuvre énorme, en quantité et en qualité. Il était peu connu de son vivant. Heureusement, il était entouré d’amis qui étaient aussi ses premiers fans, prêts à tout pour promouvoir ses œuvres. Cette bande de jeunes gens se réunissait à l’occasion de ce qu’ils appelaient « les Schubertiades ».
Jouer Schubert, c’est exercer et approfondir son amitié : mener à bien l’exécution de l’œuvre et s’en émouvoir ensemble. L’amitié sera le thème central de notre Quatre Mains.
Jean BOILLOT, 10 mars 2024
Production : La Spirale, compagnie conventionnée parla DRAC Grand Est, la Région Grand Est, le Conseil Départemental de la Moselle et la Ville de Metz
Coproduction : Espace 110 / Centre Culturel D’Illzach (Mulhouse), Le Canal/ Théâtre du Pays de Redon. Avec le soutien du Centre des Bords de Marne.
« C'est une pièce sensible qui ne tombe pas dans la sensiblerie et qui procure beaucoup de plaisir. »
France Inter
« Une expérience généreuse, amicale. Magique. »
Télérama
« Quatre mains est une pièce originale dans son esprit et sa réalisation, sensible, attachante et drôle. »
l’Humanité
« En compagnie de Schubert, "Quatre mains" ressuscite les émois de l'adolescence. »
La terrasse